Trois-Pistoles/Ste-Luce-Sur-Mer

De la vistesse (26 Km/h) à en couper le souffle

samedi le 29 février 2020

En vacances pour une semaine dans le bas du fleuve, mardi le 16 juillet 1996 les vents étaient assez forts, j'ai fait une petite sortie au chalet de mes parents à l'Anse au sable. Question de me mettre dedans et de me familiariser avec une mer plus agitée.

La météo annoncait des vents de 30 à 50 Km/h juste dans la bonne direction (Sud-Ouest), j'ai donc fait mes préparatifs en fonction d'une navigation au cerf-volant. J'ai demandé à ma blonde (toujours aussi coopérative) et ses parents de venir me "débarquer" au quai de Trois-Pistoles tôt le lendemain matin.

Je quitais Trois-Pistoles vers 08:00 le matin, et comme je partais dans l'embouchure de la rivière, les vents n'étais pas trop forts. Je devais meme parfois ralentir le kayak avec ma rame pour que le cerf-volant ne touche pas à terre, mais s'était seulement parce que j'étais à l'abri du quai et des maisons sur le bord du fleuve. Je ne me doutais pas dans quoi je venais de m'embarquer. La distance à parcourir était de 54.4 Km à une moyenne de 6 Km/h pour une durée prévue de neuf heures. Comme j'avais du bon vent j'ai estimé prendre environ 8 heures pour me rendre. J'ai donc dit à ma blonde de m'attendre au chalet vers environ 16:00 heures et d'appeler les gardes cotes si elle n'avait pas de nouvelles à 18:00.

En m'éloignant de la cote, je réalisais que le vent devenais de plus en plus fort, le GPS commencais déja à m'indiquer des vitesses assez impressionantes. Environ une heure plus tard, j'étais plutôt nerveux, la mer était couverte de moutons, je partais en surf sur les vagues, dans les pointes de vitesse des murs d'écume blanche se dressaient de chaque cotés du kayak. Au plus fort du vent le GPS me donnais des vitesses de 26 Km/h j'étais vraiment impressioné. Je réfléchissais à ce que je devais faire:

Après mures réflexions et observations, j'ai décidé de poursuivre mon plan original. Au début des grandes vitesses, j'avais peur que le kayak casse en deux, qu'il pique du nez ou qu'il devienne très instable lorsqu'il étatit en "planning". Mais en fait il se comportait assez bien, comme l'angle de tir du cerf-volant était d'environ 50 degrés et que le cerf-volant était attaché sur une corde qui passe dans la poignée avant et dans la poignée arrière (je peut changer le point de tir en avancant ou reculant cette corde), plus le vent était fort plus le devant du kayak était tiré vers le haut ce qui l'empèchais de piquer du nez et en augmentais aussi la stabilité. L'idée de couper la corde ne me souriais pas trop car la mer étais assez mauvaise. Me diriger vers la cote m'épeurais seulement à entendre le vagues déferler sur les rochers.

J'ai donc suivi mon plan original en demeurant très concentré, j'avais apporté de la nouriture et une caméra jetable imperméable, mais dans le feu de l'action je n'ai jamais pu manger ou prendre une photo, le rythme étant infernal. J'ai mis seulement trois heures à me rendre au chalet de l'Anse au sable. En touchant la cote je n'ai même pas pu débarquer de mon kayak que la corde de cerf-volant s'est brisée. Comme première expérience au cerf-volant s'en était toute une.

Le lendemain j'ai fait une très belle balade au cerf-volant de l'Anse au sable à Ste-Luce sur mer, les vents d'environ 30 Km/h étaient parfaits et le kayak beaucoup plus confortable à tenir. J'ai mis moins de deux heures pour parcourir les 23.6 Km. Un gros merci a Richard Gareau de "La tête dans les nuages" (514) 687-5000 pour m'avoir fabriqué le cerf-volant et donné de bons conseils et aussi évidemment à ma blonde toujours aussi serviable qui est venu me porter à Trois-Pistoles et me cueillir à Ste-Luce sur mer.

Depuis ce temps, je me suis fait faire un cerf volant plus petit pour le gros temps et je me suis "patenté" deux flotteurs pour convertir mon kayak en petit trimaran. Je ne suis pas convaincu que ce soit une si bonne idée que sa, le concept reste à étre testé.

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